Solaire, éolien, hydrogène : le Maroc à l’avant- garde de la transition énergétique
Solaire, éolien, hydrogène : le Maroc à l’avant- garde de la transition énergétique.
Un leader africain et régional des énergies renouvelables.
Le Maroc s’est imposé comme l’un des pays les plus avancés au monde en matière de transition énergétique, avec un objectif clair : porter la part des énergies renouvelables à 52 % de la capacité installée d’ici 2030 (Ministère de la Transition Énergétique, 2025).
En 2024, le Royaume avait déjà franchi la barre des 42 % grâce à des projets emblématiques dans le solaire, l’éolien et, plus récemment, l’hydrogène vert. Cette stratégie ambitieuse fait du Maroc un hub énergétique pour l’Afrique et l’Europe.
Projets phares et capacités installées.
Les projets structurants illustrent cette vision :
- Noor Ouarzazate : plus grand complexe solaire concentré au monde, d’une capacité totale de 580 MW.
- Parcs éoliens de Tarfaya et Tanger : combinant plus de 750 MW de puissance installée, intégrés au réseau national et connectés aux zones industrielles.
- Hydrogène vert : projets pilotes à Guelmim-Oued Noun et Dakhla, en partenariat avec des groupes européens (ex. : HEVO Ammonia Morocco, Total Eren).
Ces installations permettent de diversifier le mix énergétique et de réduire la dépendance aux importations de combustibles fossiles.
Financement et accompagnement institutionnel
Le développement de ces projets repose sur un écosystème institutionnel solide :
- MASEN (Agence Marocaine pour l’Énergie Durable) : pilote des projets solaires et coordonne les investissements avec des partenaires internationaux (Banque mondiale, KfW, BEI).
- AMEE (Agence pour l’Efficacité Énergétique) : promeut l’optimisation de la consommation énergétique dans l’industrie, le transport et le bâtiment.
- Cadre fiscal attractif : exonérations douanières pour l’importation d’équipements solaires/éoliens et incitations à l’investissement dans l’hydrogène vert.
En 2024, le Maroc a mobilisé plus de 5 milliards de dollars d’investissements étrangers dans le secteur des renouvelables (source : MASEN).
Hydrogène vert : un marché stratégique émergent
Le Maroc vise à devenir un des leaders mondiaux de la production et l’exportation d’hydrogène vert d’ici 2035.
- Potentiel estimé : 4 % de la demande mondiale (Banque mondiale).
- Partenariats signés avec l’Allemagne, les Pays-Bas et le Japon pour la production et le transport.
- Zones stratégiques : Dakhla, Guelmim et Jorf Lasfar, bénéficiant de ressources solaires et éoliennes abondantes et d’accès direct aux marchés européens via Tanger Med.
Chiffres clés 2025.
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Indicateur |
Valeur |
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Part des énergies renouvelables (2025) |
42 % |
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Objectif 2030 |
52 % |
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Investissements étrangers (2024) |
5 Mds $ |
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Capacité solaire Noor |
580 MW |
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Capacité éolienne Tarfaya/Tanger |
750 MW |
Opportunités pour la diaspora marocaine
Le secteur des énergies renouvelables offre un potentiel d’investissement durable et compétitif :
- Participation au financement de projets solaires et éoliens (co-investissements, green bonds).
- Investissements dans la production d’hydrogène vert pour l’exportation.
- Création d’entreprises de services et maintenance autour des parcs solaires et éoliens.
- Partenariats industriels dans les zones franches énergétiques (Jorf Lasfar, Dakhla).
La diaspora peut jouer un rôle clé en mobilisant capital, expertise technique et réseaux internationaux.
La transition énergétique marocaine repose sur une vision claire, des projets d’envergure et un soutien institutionnel fort. Pour la diaspora et les investisseurs internationaux, le secteur des énergies renouvelables est un levier stratégique combinant rentabilité, innovation et durabilité environnementale. La FIDM se positionne comme facilitateur de projets à fort impact reliant capital marocain global et initiatives locales.